Underground

Des années après la coupe du monde 98 je me suis rendu compte en en comprenant les paroles que « I Will Survive » était complètement incongru comme hymne de stade. A peu près aussi hors sujet que mes amis de lycée apprenant à danser le rock sur « Smalltown Boy » dans l’entre soi des soirées « rallye ».

J’ai fini par accepter l’idée que le disco ou la pop pouvaient avoir des paroles mélancoliques et un son dansant. Ou l’inverse. De la discographie d’ABBA ou de Gaga, ce sont généralement ces titres qui retiennent mon attention (Lay All Your Love on Me, Alejandro). Et puis j’ai succombé à Robyn, impossible de résister à Dancing On My Own.

Plus tôt aujourd’hui j’ai entendu l’expression « Dancing Through The Tears » utilisé comme un genre musical. Ça me fait le même effet que quand j’ai découvert le concept de disco « sleaze »: une sorte de satisfaction de savoir qu’un concept dont j’avais l’intuition est une idée assez commune pour avoir été baptisée.

Memorial Day

Memorial Day marque ici le début de l’été. C’était pluvieux et épicé. Différent. Pas de piscine ni de baignade aux Barrier Islands cette fois-ci, pas mal de pluie et de conversations sur le porche, un petit tour en bateau. Pelicans and shrimp boats.

Sex Songs

A l’époque INSA / Queer as Folk, “Touch and Go” m’initie au concept de playlist érotique.

En 2012 un étudiant en médecine met “Born to die” en fond sonore ; je découvre Lana Del Rey pendant que sa musique couvre le bruit de nos ébats.

Il y a quelques semaines j’assiste à mise en scène du projet musical “In The Garden” par Boyfriend, racontant le mythe du Jardin d’Eden du point de vue de Ève.

CURIOUS” est ce que j’ai entendu de plus sexy depuis bien longtemps. Phew. Comment résister à l’envie de tamiser la lumière, se mettre torse nu et danser en slip en chantant “aren’t you curious? ah ah ah, aren’t you curious, curious?

Hound Dog

Je monte avec 4 ans de retard dans le train “Doja Cat”.

J’ai entendu “Vegas” samedi au Cabaret sur Rampart St en sirotant des Blue Moon avec David. Le sample “you ain’t nothing but a hound dog” me semblait assez familier pour que j’en essaie de trouver l’origine, mais ni la version d’Elvis ni celle de Big Mama Thornton ne me parlent.

Est ce que Doja Cat a déjà suffisamment percolé dans la pop culture pour que ce sample fasse parti du paysage sonore? Pas mon style typiquement et des paroles un peu crasses : “I’m a bad bitch but you ain’t nothing like a dog”. On reste fidèle à l’original mais je préfère “You can wag your tail, but I ain’t gonna feed you no more.”

Et pourtant, persiste comme une envie de monter le son et d’ajouter le titre à ma playlist.

5 foot 2

Je lis quelques trucs à propos de Peaches que je vais voir en concert ce soir.

Elle est canadienne. Évidemment il y a dans son entourage Mocky et Gonzales. Et puis Feist, dont mon ami Mathieu me rappelait récemment qu’on était allée la voir à l’Olympia à Paris.

Je me demande ce qu’elle devient? Est-ce qu’elle tourne? Moi qui suis fan, je crois que pourtant je n’ai même pas écouté son dernier album en date. Son post le plus récent sur Instagram m’apprends qu’elle est maman et elle accompagne la publication de “Has anybody seen my girl”, classique découvert au printemps 2020 puis ré-entendu sur le QM2 à l’occasion d’une soirée musicale dédiée à la Nouvelle Orléans.

Snapshots

Chercher des souvenirs de 2018 m’a replongé dans les dossiers photo de cette année et je suis retombé sur des images de ma visite du musée d’Art Moderne de Paris à l’occasion de la nuit des musées.

N’avoir pas pris le cartel en photo m’a forcé 8 ans plus tard à quelques recherches pour identifier ces deux œuvres qui m’avaient marquées à l’époque:

  • Une plaque en bronze de Jenny Holzer, issue de sa série « Living »
  • Le tondo gravé « Phaeton » de Hendrick Goltzius – d’après Cornelis van Haarlem – issu de la série des Quatre Disgraciés